L'Islande concentre sur un même territoire des cascades vertigineuses, des plages de sable noir, des volcans actifs et des glaciers immenses. Face à une offre d'activités aussi vaste et des conditions météo changeantes, planifier votre séjour demande de la méthode. Nous vous guidons à travers les sites à voir absolument, le choix de la saison, un itinéraire de 7 jours et toute la logistique pour préparer votre voyage en Islande.
L'article en bref
- Sites incontournables : Gullfoss, Skógafoss, Reynisfjara, Vatnajökull, parc national de Thingvellir.
- L'été ouvre tout le territoire (soleil de minuit, routes F) ; l'hiver cible aurores boréales et grottes glaciaires.
- Un itinéraire de 7 jours couvre le Cercle d'Or, la côte sud et le glacier Vatnajökull.
- Le 4x4 est obligatoire pour les routes de montagne (routes F).
- Réservez le Blue Lagoon plusieurs mois à l'avance et partez tôt le matin sur le Cercle d'Or.
Les sites naturels à voir absolument en Islande
L'Islande doit sa réputation à des paysages façonnés par le feu et la glace. Ces sites structurent un premier voyage sur l'île et se concentrent pour la plupart le long de la route circulaire.
Les cascades comptent parmi les sites à voir en Islande. Gullfoss, sur le Cercle d'Or, déverse ses eaux en deux paliers dans un canyon de 32 mètres de profondeur. Skógafoss, sur la côte sud, tombe d'une falaise de 60 mètres et produit un brouillard permanent propice aux arcs-en-ciel. À Seljalandsfoss, un sentier permet de marcher derrière la cascade : prévoyez un imperméable.
Les plages de sable noir offrent un contraste saisissant avec les côtes européennes. Reynisfjara, près de Vík, expose des colonnes de basalte hexagonales et une vue sur les aiguilles de Reynisdrangar. Attention aux vagues de fond : elles surgissent sans préavis et ont déjà emporté des touristes.
Restez à au moins 30 mètres du rivage. Diamond Beach, à l'embouchure du glacier Vatnajökull, jonche son sable noir d'icebergs transparents échoués par le courant.
Côté volcans et glaciers, le Vatnajökull couvre 8 % du territoire islandais et alimente plusieurs langues glaciaires accessibles. L'Eyjafjallajökull, connu pour son éruption de 2010, se devine depuis la route 1. Le parc national de Snæfellsjökull, à l'ouest, associe un volcan sommet à un glacier dans un décor inspiré du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
Le parc national de Thingvellir marque la jonction entre les plaques tectoniques eurasiatique et nord-américaine. La faille d'Almannagjá, large de plusieurs mètres, se parcourt à pied. Ce site abrite aussi le premier parlement islandais, fondé en 930, ce qui en fait l'une des plus anciennes assemblées démocratiques au monde.
Conseil d'expert : sur les sites du Cercle d'Or, arrivez avant 9 h du matin ou après 16 h. Les bus touristiques débarquent entre 10 h et 15 h, surtout de juin à août.

Quelles activités spécifiques vivre sur place ?
Au-delà des paysages, l'Islande propose des expériences directement liées à sa géographie. Quatre d'entre elles structurent la plupart des séjours.
L'observation des baleines se pratique depuis Husavik, capitale européenne de la discipline, ou depuis Reykjavik. Les eaux islandaises abritent des rorquals, des cachalots et des orques. Les départs de mai à septembre offrent un taux de réussite élevé, les conditions de mer étant plus clémentes. Comptez environ 70 à 90 € pour une sortie de trois heures.
La baignade dans les sources chaudes relève de l'institution nationale. Le Blue Lagoon impose une réservation plusieurs mois à l'avance, surtout en haute saison. Les Myvatn Nature Baths, dans le nord, offrent une alternative moins fréquentée et moins coûteuse. Des sources sauvages comme le Reykjadalur, accessible à pied depuis Hveragerði, permettent de se baigner gratuitement.
La randonnée prend toute sa dimension dans le parc national de Skaftafell, où le sentier menant au point de vue sur la cascade Svartifoss traverse des champs de lave et des colonnes de basalte. L'exploration des grottes de glace, sous le Vatnajökull, se pratique de novembre à mars avec un guide obligatoire. Ces cavités bleutées se forment chaque hiver et disparaissent au printemps.
L'observation des macareux se fait depuis les falaises de Dyrhólaey et les îles Vestmannaeyjar, entre mai et août. Ces oiseaux aux couleurs vives nichent dans les falaises et se laissent approcher facilement.
À retenir : le Blue Lagoon et les excursions baleines sont les deux activités à réserver le plus tôt possible, parfois dès la confirmation de vos billets d'avion.
Que faire en Islande en été ou en hiver ?
La saison transforme radicalement l'expérience du voyage. L'été ouvre l'ensemble du territoire, l'hiver ferme des routes mais révèle des phénomènes uniques.
De juin à août, le soleil de minuit éclaire l'île presque en continu. Les routes F (routes de montagne) s'ouvrent à la circulation, débloquant l'accès aux hauts plateaux et aux sites reculés.
C'est la période idéale pour la randonnée, l'observation de la faune (macareux, baleines) et le trekking. Les journées de 20 heures de lumière permettent de couvrir beaucoup de terrain. En contrepartie, l'affluence est maximale sur les sites du Cercle d'Or et de la côte sud.
De novembre à mars, les nuits longues et l'activité solaire créent les conditions idéales pour les aurores boréales. Les grottes glaciaires ne sont accessibles qu'à cette période. L'atmosphère polaire, les paysages enneigés et la lumière rasante du milieu de journée produisent des ambiances uniques. En contrepartie, les jours très courts (4 à 5 heures de lumière en décembre) limitent les déplacements et la conduite devient exigeante.
| Critère | Été (juin-août) | Hiver (novembre-mars) |
|---|---|---|
| Idéal pour | Route circulaire complète, randonnée, faune, soleil de minuit | Aurores boréales, grottes glaciaires, ambiance polaire |
| À éviter si | Vous fuyez la foule sur les sites majeurs | Vous voulez parcourir toute l'île en voiture |
| Routes de montagne (F) | Ouvertes de fin juin à mi-septembre | Fermées |
| Heures de lumière | 20 h en juin | 4 à 5 h en décembre |
| Affluence | Maximale sur Cercle d'Or et côte sud | Modérée, sauf sur les sites d'aurores |
Le choix entre ces deux saisons dépend de votre priorité : l'été privilégie la découverte exhaustive de l'île, l'hiver cible des expériences spécifiques. Pour décider quand aller en Islande, interrogez-vous d'abord sur l'expérience qui compte le plus pour vous. Pour savoir où aller en Islande selon la saison, partez du principe que l'été ouvre tout le territoire tandis que l'hiver concentre les activités sur le sud et l'ouest.
Lire aussi : Quand partir en Islande ?

Comment aller en Islande et se déplacer ?
L'accès à l'île est direct, mais la logistique sur place demande de l'anticipation, en particulier hors saison.
Des vols directs relient Paris-CDG à l'aéroport de Keflavik (KEF) en environ 3h30. Plusieurs compagnies desservent cette ligne, dont Icelandair et Air France. L'aéroport se trouve à 50 km de Reykjavik, soit 45 minutes de route.
La location de voiture est indispensable pour parcourir la route circulaire (route 1) à votre rythme. Un véhicule classique suffit pour la route 1 en été. Un 4x4 est obligatoire pour emprunter les routes F, et la plupart des loueurs interdisent les véhicules deux roues motrices sur ces pistes. En hiver, un 4x4 reste recommandé même sur la route 1, pour faire face aux routes enneigées ou verglacées.
La conduite en Islande présente plusieurs spécificités. Sur la route 1, les ponts à sens unique obligent à céder le passage au véhicule arrivant en face. Les limitations sont strictes (90 km/h sur goudron, 80 km/h sur gravier) et les amendes sont élevées. En hiver, la météo changeante peut rendre certaines routes impraticables d'une heure à l'autre : consultez le site safetravel.is et l'application Vegagerðin avant chaque déplacement.
Erreurs à éviter : sous-estimer les distances (la route 1 fait 1 332 km), rouler sur la graville avec un véhicule non assuré pour ce revêtement, et ignorer les panneaux de fermeture de route en hiver.
Lire aussi : Planifier un roadtrip en Islande en 4x4.
Que faire en Islande en 7 jours : un itinéraire type ?
Une semaine suffit pour parcourir la route circulaire et ses sites majeurs, à condition de structurer les étapes géographiquement.
Jours 1-2 : Reykjavik et Cercle d'Or. Explorez la capitale (Hallgrímskirkja, port, musées), puis enchaînez le Cercle d'Or : Thingvellir, le geyser Geysir et la cascade Gullfoss. Comptez une journée complète pour ce circuit.
Jours 3-4 : Côte sud. Direction est vers Seljalandsfoss, Skógafoss, le village de Vík et la plage de Reynisfjara. La côte sud se parcourt en deux jours pour profiter des arrêts sans précipitation.
Jours 5-6 : Vatnajökull et environs. Le parc national de Skaftafell offre des randonnées vers Svartifoss et le glacier. Diamond Beach se trouve à quelques minutes. La ville de Höfn, plus à l'est, constitue une étape pour la nuit.
Jour 7 : Fjords de l'est ou retour. Selon votre vol retour, poussez vers les fjords de l'Est (Egilsstaðir) ou rebroussez chemin vers Reykjavik via la route 1. Un vol intérieur depuis Egilsstaðir vers Reykjavik permet de gagner du temps.
Explorez nos circuits en Islande pour un road-trip clé en main.
Conseil d'expert : si vous disposez de 10 jours ou plus, prolongez l'itinéraire vers le nord (Myvatn, Husavik) et les fjords de l'Ouest. En 7 jours, la priorité est la côte sud et le Vatnajökull.
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Un voyage en Islande réussi repose sur un équilibre entre les sites majeurs et les moments de liberté. Nos conseillers vous aident à calibrer les étapes, à éviter les journées trop chargées et à intégrer des alternatives en cas de météo défavorable.

FAQ - Questions fréquentes sur un voyage en Islande
Quelle est la meilleure période pour partir en Islande ?
L'été (juin à août) convient à un premier voyage axé sur la route circulaire et la découverte complète. L'hiver (novembre à mars) se justifie si vous visez les aurores boréales et les grottes glaciaires. Les saisons intermédiaires (septembre-octobre, avril-mai) offrent un bon compromis : moins de touristes, des prix plus doux, mais une météo instable et des jours courts.
Quel budget prévoir pour une semaine en Islande ?
Comptez entre 1 500 et 2 500 € par personne pour une semaine en autonomie (vol, location de voiture, essence, hébergement, nourriture). Le coût de la vie sur place est élevé : un repas simple en restaurant coûte 20 à 30 €, un plein d'essence 80 à 100 €. Les activités payantes (Blue Lagoon, excursion baleines) ajoutent 70 à 90 € chacune.
Faut-il réserver les activités à l'avance ?
Oui, pour le Blue Lagoon (plusieurs mois à l'avance en haute saison), les excursions baleines depuis Husavik et les visites guidées des grottes glaciaires en hiver. Les autres sites (parcs nationaux, cascades, plages) sont libres d'accès et ne nécessitent pas de réservation.
Est-il dangereux de conduire en Islande en hiver ?
La conduite hivernale demande une vigilance accrue : routes enneigées, verglas, vents violents et visibilité réduite. Un 4x4 est recommandé. Consultez systématiquement safetravel.is et les informations routières avant de prendre la route. En cas de tempête, restez à l'hébergement : les Islandais eux-mêmes évitent de rouler par grand vent.